Je travaille actuellement à la traduction d’un livre passionnant écrit par un ostéopathe américain, R. Paul Lee dont le titre est Interface et le sous-titre Mécanismes de l’esprit en ostéopathie. Cherchant à mieux comprendre l’ostéopathie, l’auteur est retourné aux textes originaux de Still et des pionniers de l’ostéopathie. Il a d’emblée été frappé par le fait que l’un des concepts fondamentaux, certainement essentiel pour Still, s’est très rapidement trouvé exclu des textes, de la philosophie et de la pratique ostéopathiques : l’esprit. Sa démarche consiste donc à remonter à la source, les textes de Still, à retrouver les exemples indiquant clairement l’importance de l’esprit dans la philosophie de l’ostéopathie telle que la concevait Still, à comparer les dires de Still à ceux de quelques contemporains ayant abordé la question, puis aux recherches de pointe actuelles dans ce domaine et dans celui de la physique quantique, qui tendent à valider l’existence d’une force autre que purement physique. Il propose enfin de réincorporer le concept dans notre être et dans notre faire d’ostéopathes. Ambitieux ! Et passionnant !
D’où vient alors la difficulté ? Elle vient du fait que dans la plupart des traductions sur lesquelles j’ai travaillé, ces deux mots ne se trouvaient pas juxtaposés. Je pouvais donc utiliser leur sens français, esprit, sans état d’âme particulier (si je puis employer cette expression !), le contexte dans lequel il était utilisé suffisant pour en différencier le sens. Mais dans le texte de Paul Lee, ces deux mots sont utilisés, souvent accolés, le contexte leur conférant un sens différent, alors que je ne dispose que d’un seul mot français pour les traduire.





















