| Index de l'article |
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| Livre : Biogène |
| Préface de l'édition américaine |
| Un étrange microcosme |
| Athéisme et matérialisme |
| Compte rendu de la conférence |
| Sommaire de l'ouvrage |
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Elliott Coues
269 rue des EpinettesTraduit et édité par Pierre Tricot ISBN : 978-2-9509175-4-6 50400 Granville pierre.tricot@approche-tissulaire.fr |
Pourquoi une telle traduction ? On peut se demander s'il est vraiment nécessaire, sinon même utile, de se donner la peine de traduire un texte vieux de plus de 100 ans sur un sujet sans cesse débattu et qui n’a toujours pas trouvé de réponse réellement satisfaisante. Ce travail m'a permis de contenter une curiosité historique et philosophique relativement au développement de l’ostéopathie par A. T. Still. Dans, La philosophie et les principes mécaniques de l’ostéopathie, chapitre 11, Still évoque pour la première fois le concept biogène. J'ai trouvé ce texte particulièrement intéressant et l'ai traduit et ajouté en annexe à la nouvelle édition de Philosophie, revue et augmentée, parue en 2003 (annexe 1). Mais je me demandais d’où venait ce concept, apparaissant, ex abruto dans l’œuvre publiée de Still, sans aucune référence quant à son origine.
C'est grâce à la lecture et la traduction du livre de Zachary Comeaux Incendie sur la prairie, histoire romancée de la vie de Still et du développement de l’ostéopathie que j'ai découvert l'origine du concept biogène. Comeaux y fait s’exprimer Still en ces termes : « Coues était chirurgien militaire, comme je l’avais été. Il suivit les expéditions qui aidèrent à civiliser le Sud Ouest. Il était aussi un peu biologiste et naturaliste. Dans son étude de la flore et de la faune, il commença à décrire la force de vie qui différencie le vivant du non vivant. Son concept biogène est parfaitement décrit et résumé dans une conférence qu’il donna devant la Société Philosophique de Washington. À mes yeux, son idée supportait mes propres idées concernant la manière particulière de reconnaître la main de Dieu dans l’homme vivant. » (p. 80). C’est cette conférence, récemment republiée, que j’ai pu me procurer et qui est l’objet de la présente traduction.
Dans ce texte, Coues développe largement le concept biogène qu’il a créé (une autre manière de formuler le concept vitaliste, une doctrine biologique développée en France par Paul-Joseph Barthez, médecin et philosophe français, selon laquelle les êtres vivants, aussi simples soient-ils, se distinguent des entités non vivantes par la manifestation d’une « force vitale » [ou « principe vital »] non réductible à des lois physiques et chimiques).Les vitalistes n’attribuent pas nécessairement la force vitale à l’action d’un créateur divin. Mais Coues le fait et s’en explique ; et la manière qu’il a d’exprimer cette croyance rejoint très étroitement la manière dont Still, en bon méthodiste, insiste tout au long de son œuvre sur la filiation divine de l’homme. Cette conférence m’est apparue importante en ce qu’elle ouvre encore un peu plus la compréhension que Still avait de notre nature spirituelle et propose du même coup des voies de recherche et de travail bien peu explorées dans les approches médicales et thérapeutiques classiques actuelles, y compris en ostéopathie.


















