Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Vous avez dit esprit ou esprit ? - La santé

Index de l'article
Vous avez dit esprit ou esprit ?
Deux mots, deux sens
Still, l'esprit de raison
Sutherland, l'esprit de vie
Sutherland vise plus haut
Et le divin ?
Se relier, est-ce suffisant ?
Qui dit séparation dit réunion
Du simple vers le complexe
La cellule, une conscience
Organisme vivant, système organisé
La santé
Conséquences de la rétention
Plus loin avec le refus
Simple exposition au souffle de vie ?
D'abord, la présence
Déblayer
Résistance
Le praticien
Le couple thérapeute/patient
Importance, praticien et patient
Centrage
Bibliographie
Notes
Toutes les pages

La santé

La santé pourrait se définir comme un état dans lequel l’ensemble des consciences qui constituent l’organisme (agrégat de consciences) parvient à gérer au mieux, individuellement et collectivement la dialectique tout/partie ou autrui/je. La cellule étant convertisseur (elle convertit la communication ou l’échange en mouvement), cela va se traduire dans les mouvements (involontaires) des différentes parties du système corporel qui auront tendance à se synchroniser.

Dans un état de synchronisation (que l’on pourrait appeler unisson), le tout vaut plus que la simple somme (ou juxtaposition) des parties, ce qui va se ressentir à la palpation par un mouvement d’expansion/rétraction (involontaire) lent, ample et tranquille (les marées).

Revenons à la rétention

Lorsqu’une partie du système, ou agrégat, est mise en danger – cela dépend de ce qu’elle vit, donc de sa relation avec son environnement –, elle aura naturellement tendance à privilégier (actualiser) son je, à s’affirmer en tant que je, potentialisant d’autant l’autrui et/ou sa participation au système qui l’abrite. Cette réaction se produit automatiquement, c’est-à-dire que les consciences qui la mettent en œuvre n’ont pas conscience de ce qu’elles font. Cette automaticité est reliée à la nature duelle de la conscience. Mais si elle permet à une partie de « sauver sa peau, » elle nuit au bon fonctionnement du tout, ce qui va immédiatement se ressentir par des ruptures plus ou moins importantes dans la perception de l’harmonie de l’ensemble. Les parties ne sont plus si synchrones, l’unisson s’altère, ce qui se ressent dans la perception des mouvements (involontaires) au niveau du corps. Nous appelons ce phénomène rétention (il correspond à la partie qui se « sépare, » à une rétention d’énergie, donc d’informations entre la partie et le tout). Cela peut se produire à tous les niveaux d’existence du système vivant : matériel, biologique, mental, spirituel et pour des causes de type traumatique, métabolique et/ou émotionnelles (trois niveaux relationnels différents).



 

Citation

La chose était impossible à faire.
Ils ne le savaient pas.
Ils sont venus et...
Ils l'ont faite

Quoi de neuf ?

Encore une nouvelle traduction
Charles Hazzard, Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie (3ème édition révisée - 1905) Si vous êtes intéressé de savoir comment pratiquaient les premiers ostéopathes et comment ils utilisaient les relations nerveuses sensitives et motrices, mais aussi sympathiques et parasympathiques, pour le mieux-être de leurs patients.Traduction réalisée par Cathy Bednarczyk en 2003 pour son mémoire de fin d'études. Qu'elle soit remerciée pour son autorisation de publier sur le site.

Une nouvelle traduction

Guy Dudley Hulett Manuel de Principes de l’Ostéopathie (Chapitres 1-3) (1903). Contrairement aux textes de la même époque écrits par d'autres auteurs que Still (Barber, Hazzard, McConnell), ce manuel présente l'ostéopathie en l'abordant par sa philosophie dont il démontre l'utilité et l'évidence pratiques. Un bain de jouvence ostéopathique ! Les chapitres 1-3 ici présentés sont particulièrement édifiants à ce propos (traduction en cours).

Un nouvel article
Vous avez dit esprit ou esprit ? ce texte a été écrit à la suite de difficultés de traduction des mots anglais « mind » et « spirit » que l'on traduit en français par esprit alors qu'ils n'ont pas le même sens. En définissant plus précisément ces deux mots et réanalysant les textes de Still et de Sutherland qui les utilisent, on parvient à une compréhension intéressante de ce qu'ils voulaient transmettre. Cela peut grandement nous aider à préciser ce que nous faisons au cours de nos traitements.

Deux traductions
Tom Schooley : Le fulcrum
Elève direct de Sutherland, de la même génération que Rollin Becker. Il nous parle avec profondeur du concept de fulcrum, que l'on peut appliquer à notre travail d'ostéopathe, mais à notre être aussi...
H. E. Litton : Traitement ostéopathique de la pneumonie.
Litton fut ostéopathe en Californie dans les années 1940. Ce texte est le transcript d'une conférence donnée en 1942 et publiée dans le Journale de l'AOA de la même année. Bien qu'ancien, il donne les élements essentiels de la philosophie d'un traitement ostéopathique de la pneumonie et de la pleurésie. Cette philosophie n'a pas changé...


Sutherland et Swedenborg
Sur le site de Jean-Louis Boutin, un dossier intéressant sur les liens existant entre le modèle MRP de Sutherland et les théories émises par le savant théosophe Emmanuel Swedenborg au XVIIème siècle.
Deux articles écrits par des ostéopathes américains établissent ce parallèle et montrent sans équivoque que le modèle MRP n'a pas été inventé par WGS, mais qu'il l'a hérité de Swedenborg et l'a adapté à son expérience clinique.
Passionnant et... décoiffant (normal chez un ostéopathe crânien...)
Le lien :
dossier Swedenborg