Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Home Le blog Vous avez dit esprit ou esprit ? - Plus loin avec le refus

Vous avez dit esprit ou esprit ? - Plus loin avec le refus

Index de l'article
Vous avez dit esprit ou esprit ?
Deux mots, deux sens
Still, l'esprit de raison
Sutherland, l'esprit de vie
Sutherland vise plus haut
Et le divin ?
Se relier, est-ce suffisant ?
Qui dit séparation dit réunion
Du simple vers le complexe
La cellule, une conscience
Organisme vivant, système organisé
La santé
Conséquences de la rétention
Plus loin avec le refus
Simple exposition au souffle de vie ?
D'abord, la présence
Déblayer
Résistance
Le praticien
Le couple thérapeute/patient
Importance, praticien et patient
Centrage
Bibliographie
Notes
Toutes les pages

Plus loin avec la rétention, le refus

Toute entité vivante qui, par définition, vit de relation et grâce à elle, doit gérer le couple tout/partie, que l’on peut associer à un autre couple essentiel, le couple acceptation/refus. Jusqu’alors, nous étions dans des situations de « danger » pour l’existence relativement bénignes. Mais, lorsque le « danger » pour l'existence de la conscience devient trop fort et menace son être, elle ne se contente plus de résister, d'actualiser je par rapport à l’extérieur, elle refuse, elle s’enferme. Faisant cela, la conscience va à l'encontre de ce qu'elle est fondamentalement : un être. Face à cet être, elle crée (actualise) du non-être qui est opposition à son être (qui ne peut que demeurer, puisqu'il est son essence) et en même temps elle crée du non-espace, du non-temps, de la non-énergie et de la non-mémoire (de l'oubli), etc.

« La conscience matérielle, c'est-à-dire le mental dans la Matière, s'est formée sous la pression des difficultés – des difficultés, des obstacles, des souffrances, des luttes. Elle a été pour ainsi dire ‘élaborée' par ces choses, et cela lui a donné une empreinte, presque de pessimisme et de défaitisme, qui est certainement le plus grand obstacle. [...] C'est la grande base, l'immense base de la Vie. La vie est appuyée là-dessus : sur ce NON. Un non qui prend mille formes, des millions de formes et de petites maladies ou de petites faiblesses, mais qui vont toutes vers leur soif du non final : la mort. » (Satprem, 1976, 199).

Ce « Non » n’est pas verbal, il est comportemental et implique de la part de la structure vivante une réponse, généralement non consciente, mais active, de retenue d'énergie extrêmement forte pour tenter de s'isoler du danger qui la menace. Il est même possible que ce type de réponse – retrait, résistance, refus – soit à l’origine de l’évolution des organismes, les solutions de survie ayant fonctionné, se trouvant progressivement intégrées et transmises à la descendance qui les reproduit automatiquement, créant progressivement de nouveaux organismes, de plus en plus complexes (de plus en plus cloisonnés).

Cette réponse de retrait, ce « Non » peut également se concevoir comme la réponse fondamentale systématiquement utilisée par le vivant (le conscient) face à l’adversité, mécanisme sans cesse remis en vigueur dès que des problèmes dans le relationnel des consciences se présentent. Par conséquent, nous la retrouvons, intégrée au mécanisme même du vivant dont la première réaction face à l'adversité est le retrait, la résistance, le refus, avec tous les effets secondaires qui en découlent.

Persistance

Le problème de base de ce « Non », c'est sa fixité. Alors que la conscience, par nature animée d'un dynamisme antagoniste fait d'opposés, peut choisir d'actualiser l'un des pôles plus que l'autre (potentialisant son contraire), le « Non » fige l'actualisation/potentialisation de la conscience qui ne peut alors plus changer, seule, son état. Lorsque l’être d’une entité consciente est menacé, se produisent les rétentions et lorsque cet être est vraiment gravement menacé, des refus. Alors, la simple présence, bien reliée au Boss peut ne pas être suffisante pour régler les problèmes qui se posent au niveau de l’esprit organisateur.



 

Citation

La vérité n’a pas de sentier, et c’est cela sa beauté : elle est vivante.
Une chose morte peut avoir un sentier menant à elle, car elle est statique.
Mais lorsque vous voyez que la vérité est vivante, mouvante,
qu’elle n’a pas de lieu pour se reposer,
qu’aucun temple, mosquée ou église, (laboratoire ?),
bref que rien ne peut vous y conduire...
Alors, vous verrez aussi que cette chose vivante est tout ce que vous êtes en réalité :
elle est votre colère, votre brutalité, votre violence, votre désespoir.....

Krishnamurti, se libérer du connu...

Quoi de neuf ?

Encore une nouvelle traduction
Charles Hazzard, Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie (3ème édition révisée - 1905) Si vous êtes intéressé de savoir comment pratiquaient les premiers ostéopathes et comment ils utilisaient les relations nerveuses sensitives et motrices, mais aussi sympathiques et parasympathiques, pour le mieux-être de leurs patients.Traduction réalisée par Cathy Bednarczyk en 2003 pour son mémoire de fin d'études. Qu'elle soit remerciée pour son autorisation de publier sur le site.

Une nouvelle traduction

Guy Dudley Hulett Manuel de Principes de l’Ostéopathie (Chapitres 1-3) (1903). Contrairement aux textes de la même époque écrits par d'autres auteurs que Still (Barber, Hazzard, McConnell), ce manuel présente l'ostéopathie en l'abordant par sa philosophie dont il démontre l'utilité et l'évidence pratiques. Un bain de jouvence ostéopathique ! Les chapitres 1-3 ici présentés sont particulièrement édifiants à ce propos (traduction en cours).

Un nouvel article
Vous avez dit esprit ou esprit ? ce texte a été écrit à la suite de difficultés de traduction des mots anglais « mind » et « spirit » que l'on traduit en français par esprit alors qu'ils n'ont pas le même sens. En définissant plus précisément ces deux mots et réanalysant les textes de Still et de Sutherland qui les utilisent, on parvient à une compréhension intéressante de ce qu'ils voulaient transmettre. Cela peut grandement nous aider à préciser ce que nous faisons au cours de nos traitements.

Deux traductions
Tom Schooley : Le fulcrum
Elève direct de Sutherland, de la même génération que Rollin Becker. Il nous parle avec profondeur du concept de fulcrum, que l'on peut appliquer à notre travail d'ostéopathe, mais à notre être aussi...
H. E. Litton : Traitement ostéopathique de la pneumonie.
Litton fut ostéopathe en Californie dans les années 1940. Ce texte est le transcript d'une conférence donnée en 1942 et publiée dans le Journale de l'AOA de la même année. Bien qu'ancien, il donne les élements essentiels de la philosophie d'un traitement ostéopathique de la pneumonie et de la pleurésie. Cette philosophie n'a pas changé...


Sutherland et Swedenborg
Sur le site de Jean-Louis Boutin, un dossier intéressant sur les liens existant entre le modèle MRP de Sutherland et les théories émises par le savant théosophe Emmanuel Swedenborg au XVIIème siècle.
Deux articles écrits par des ostéopathes américains établissent ce parallèle et montrent sans équivoque que le modèle MRP n'a pas été inventé par WGS, mais qu'il l'a hérité de Swedenborg et l'a adapté à son expérience clinique.
Passionnant et... décoiffant (normal chez un ostéopathe crânien...)
Le lien :
dossier Swedenborg