Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Vous avez dit esprit ou esprit ? - Simple exposition au souffle de vie ?

Index de l'article
Vous avez dit esprit ou esprit ?
Deux mots, deux sens
Still, l'esprit de raison
Sutherland, l'esprit de vie
Sutherland vise plus haut
Et le divin ?
Se relier, est-ce suffisant ?
Qui dit séparation dit réunion
Du simple vers le complexe
La cellule, une conscience
Organisme vivant, système organisé
La santé
Conséquences de la rétention
Plus loin avec le refus
Simple exposition au souffle de vie ?
D'abord, la présence
Déblayer
Résistance
Le praticien
Le couple thérapeute/patient
Importance, praticien et patient
Centrage
Bibliographie
Notes
Toutes les pages

Pourquoi la simple « exposition » au souffle de vie ne suffit-elle pas ?

Ainsi, au fur et à mesure de la création des entités conscientes, toutes animées par le Souffle de Vie, leur puissance inhérente va diminuant, ce qui les rend de moins en moins capables de s’auto-libérer et peut nécessiter l’utilisation de moyens précis et puissants.

Au lieu d’être constitué d’entités vivant en harmonie et tendant vers un fonctionnement synchrone (un unisson), l’agrégat devient juxtaposition d’entités ayant perdu une partie de leur aptitude à participer au fonctionnement de l’ensemble. Le problème est qu’il s’agit de mécanismes c’est-à-dire de réponses automatiques que les consciences mettent en place sans être conscientes de ce qu’elles font. Elles se trouvent donc emprisonnées dans leur propre système, sans avoir la possibilité de l’inverser.

Résoudre une rétention

La réticence à communiquer caractérise une zone de rétention. Le modus-operandi de l’approche tissulaire propose un ensemble de moyens destinés à permettre à des consciences en rétention ou en refus de retrouver le chemin de la communication. Il propose pour cela les paramètres de palpation (objectifs et subjectifs) déjà évoqués en détail dans d’autres écrits et sur lesquels nous ne reviendrons que succinctement.

Pour pouvoir entrer en relation avec des consciences, il faut les rejoindre dans leur réel matériel (en se synchronisant à leur densité, leur tension et leur inertie – paramètres objectifs) et de conscience (grâce à la présence, l’attention et l’intention – paramètres subjectifs). S’accorder, se syntoniser avec leur réel physique et de conscience permet de la rejoindre dans leur refus. Le praticien étant lui-même conscience, il peut, une fois les tissus rejoints dans leur réel matériel, s’adresser à la conscience tissulaire.

Le contact avec ces deux réalités tissulaires, subjective et objective, se traduit par la mise en mouvement de la structure qui, dans ce mouvement (non physiologique) libère sa charge d’énergie et l’information associée, jusqu’au still-point, moment d’immobilité pendant lequel se résout la rétention et qui est suivi par le retour à la communication, manifesté par l’expansion de la structure.

Retrouvons Hulett :

« [...] La structure, [...] est dans une très large mesure incapable de s’ajuster d’elle-même rapidement, avec comme résultat que la fonction doit immédiatement souffrir et continue à le faire jusqu’à ce que la condition structurale soit maitrisée. [...] Admettant que la fonction puisse modifier la structure, elle peut plus facilement se modifier elle-même, ce qui la rend parfaitement auto-ajustable. D’un autre côté, la structure n’est auto-ajustable que passivement et, par conséquent, demeurera probablement dans sa condition anormale jusqu’à ce qu’une quelconque force externe lui soit appliquée. [...] La structure représentant les canaux grâce auxquels se manifestent les forces de la vie, devient comparativement rigide » (Hulett, 1903, 26-27).

Le praticien d’approche tissulaire n’apporte pas aux structures vivantes « une force aveugle venue de l’extérieur, » pour paraphraser Sutherland, mais une force guidée, orientée par les tissus eux-mêmes, en lien avec leur nature spirituelle, respectant leurs deux niveaux d’existence, matériel (paramètres objectifs – esprit organisateur) et immatériel (paramètres subjectifs – esprit de vie), afin de leur permettre de se remettre en communication, ce qu’ils ne peuvent apparemment faire tous seuls.



 

Citation

Les autopsies ne peuvent découvrir ces erreurs qui se terminent avec la mort.
(Georg Christoph Lichterberg, Consolations à l'adresse des malheureux nés un 29 février p. 407)

Quoi de neuf ?

Encore une nouvelle traduction
Charles Hazzard, Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie (3ème édition révisée - 1905) Si vous êtes intéressé de savoir comment pratiquaient les premiers ostéopathes et comment ils utilisaient les relations nerveuses sensitives et motrices, mais aussi sympathiques et parasympathiques, pour le mieux-être de leurs patients.Traduction réalisée par Cathy Bednarczyk en 2003 pour son mémoire de fin d'études. Qu'elle soit remerciée pour son autorisation de publier sur le site.

Une nouvelle traduction

Guy Dudley Hulett Manuel de Principes de l’Ostéopathie (Chapitres 1-3) (1903). Contrairement aux textes de la même époque écrits par d'autres auteurs que Still (Barber, Hazzard, McConnell), ce manuel présente l'ostéopathie en l'abordant par sa philosophie dont il démontre l'utilité et l'évidence pratiques. Un bain de jouvence ostéopathique ! Les chapitres 1-3 ici présentés sont particulièrement édifiants à ce propos (traduction en cours).

Un nouvel article
Vous avez dit esprit ou esprit ? ce texte a été écrit à la suite de difficultés de traduction des mots anglais « mind » et « spirit » que l'on traduit en français par esprit alors qu'ils n'ont pas le même sens. En définissant plus précisément ces deux mots et réanalysant les textes de Still et de Sutherland qui les utilisent, on parvient à une compréhension intéressante de ce qu'ils voulaient transmettre. Cela peut grandement nous aider à préciser ce que nous faisons au cours de nos traitements.

Deux traductions
Tom Schooley : Le fulcrum
Elève direct de Sutherland, de la même génération que Rollin Becker. Il nous parle avec profondeur du concept de fulcrum, que l'on peut appliquer à notre travail d'ostéopathe, mais à notre être aussi...
H. E. Litton : Traitement ostéopathique de la pneumonie.
Litton fut ostéopathe en Californie dans les années 1940. Ce texte est le transcript d'une conférence donnée en 1942 et publiée dans le Journale de l'AOA de la même année. Bien qu'ancien, il donne les élements essentiels de la philosophie d'un traitement ostéopathique de la pneumonie et de la pleurésie. Cette philosophie n'a pas changé...


Sutherland et Swedenborg
Sur le site de Jean-Louis Boutin, un dossier intéressant sur les liens existant entre le modèle MRP de Sutherland et les théories émises par le savant théosophe Emmanuel Swedenborg au XVIIème siècle.
Deux articles écrits par des ostéopathes américains établissent ce parallèle et montrent sans équivoque que le modèle MRP n'a pas été inventé par WGS, mais qu'il l'a hérité de Swedenborg et l'a adapté à son expérience clinique.
Passionnant et... décoiffant (normal chez un ostéopathe crânien...)
Le lien :
dossier Swedenborg