Déblayer
La première action thérapeutique entreprise consiste à « dégrossir » les choses, c’est-à-dire prendre des mesures qui permettront de remettre en communication/unisson toutes les parties de l’agrégat corporel du patient qui peuvent le faire facilement. Si j’utilise le mot corporel, c’est parce que le corps physique centre toutes les consciences de l’agrégat, mais cela dépasse à l’évidence le corps physique au sens strict, pour s’intéresser également aux domaines psychiques et spirituels. Le corps est le lieu d’expression, de manifestation de problèmes de conscience, mais n’en est pas obligatoirement la cause... L’attention et l’intention du praticien doivent donc bien englober ces autres domaines plus vastes afin de les inclure dans sa séance. Cet englobement n’est pas tant une question d’espace physique que de concept, l’idée qu’il s’adresse à toutes les consciences du patient. De ce point de vue, il serait plus juste de dire que le praticien rejoint l’univers du patient, ce qui comporte effectivement les consciences corporelles, mais aussi le psychisme et l’être lui-même.
En approche tissulaire, nous utilisons pour « déblayer » la compression occipitale, largement décrite dans les livres 1 & 2 d’approche tissulaire et dans un texte séparé : De la compression du bulbe à la compression occipitale. 10 L’attention sur l’ensemble du système corporel du patient (l’univers du patient), nous laissons faire, c’est-à-dire laissons se libérer tout ce qui peut se libérer spontanément. Nous sommes présent à ce qui se passe et suivons les mouvements de libération perceptibles dans nos mains.
Lorsqu’une perception (mécanique, par attraction tissulaire) ou de l’être (clair/sombre, couleur, forme géométrique, intuition, sensation d’être freiné dans la progression d’être dans le corps du patient, etc.) semble nous indiquer un lieu du corps où il y a résistance à la communication, nous focalisons l’attention dessus, toujours relié et en présence, pour l’aider à se remettre en communication. Nous faisons ainsi « lâcher » tout ce qui peut le faire facilement. Cela permet d’améliorer toutes les communications dans l’ensemble du système corporel du patient, ce qui, en soi, est déjà thérapeutique.


