Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Vous avez dit esprit ou esprit ? - Déblayer

Index de l'article
Vous avez dit esprit ou esprit ?
Deux mots, deux sens
Still, l'esprit de raison
Sutherland, l'esprit de vie
Sutherland vise plus haut
Et le divin ?
Se relier, est-ce suffisant ?
Qui dit séparation dit réunion
Du simple vers le complexe
La cellule, une conscience
Organisme vivant, système organisé
La santé
Conséquences de la rétention
Plus loin avec le refus
Simple exposition au souffle de vie ?
D'abord, la présence
Déblayer
Résistance
Le praticien
Le couple thérapeute/patient
Importance, praticien et patient
Centrage
Bibliographie
Notes
Toutes les pages

Déblayer

La première action thérapeutique entreprise consiste à « dégrossir » les choses, c’est-à-dire prendre des mesures qui permettront de remettre en communication/unisson toutes les parties de l’agrégat corporel du patient qui peuvent le faire facilement. Si j’utilise le mot corporel, c’est parce que le corps physique centre toutes les consciences de l’agrégat, mais cela dépasse à l’évidence le corps physique au sens strict, pour s’intéresser également aux domaines psychiques et spirituels. Le corps est le lieu d’expression, de manifestation de problèmes de conscience, mais n’en est pas obligatoirement la cause... L’attention et l’intention du praticien doivent donc bien englober ces autres domaines plus vastes afin de les inclure dans sa séance. Cet englobement n’est pas tant une question d’espace physique que de concept, l’idée qu’il s’adresse à toutes les consciences du patient. De ce point de vue, il serait plus juste de dire que le praticien rejoint l’univers du patient, ce qui comporte effectivement les consciences corporelles, mais aussi le psychisme et l’être lui-même.

En approche tissulaire, nous utilisons pour « déblayer » la compression occipitale, largement décrite dans les livres 1 & 2 d’approche tissulaire et dans un texte séparé : De la compression du bulbe à la compression occipitale. 10 L’attention sur l’ensemble du système corporel du patient (l’univers du patient), nous laissons faire, c’est-à-dire laissons se libérer tout ce qui peut se libérer spontanément. Nous sommes présent à ce qui se passe et suivons les mouvements de libération perceptibles dans nos mains.

Lorsqu’une perception (mécanique, par attraction tissulaire) ou de l’être (clair/sombre, couleur, forme géométrique, intuition, sensation d’être freiné dans la progression d’être dans le corps du patient, etc.) semble nous indiquer un lieu du corps où il y a résistance à la communication, nous focalisons l’attention dessus, toujours relié et en présence, pour l’aider à se remettre en communication. Nous faisons ainsi « lâcher » tout ce qui peut le faire facilement. Cela permet d’améliorer toutes les communications dans l’ensemble du système corporel du patient, ce qui, en soi, est déjà thérapeutique.



 

Citation

Les autopsies ne peuvent découvrir ces erreurs qui se terminent avec la mort.
(Georg Christoph Lichterberg, Consolations à l'adresse des malheureux nés un 29 février p. 407)

Quoi de neuf ?

Encore une nouvelle traduction
Charles Hazzard, Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie (3ème édition révisée - 1905) Si vous êtes intéressé de savoir comment pratiquaient les premiers ostéopathes et comment ils utilisaient les relations nerveuses sensitives et motrices, mais aussi sympathiques et parasympathiques, pour le mieux-être de leurs patients.Traduction réalisée par Cathy Bednarczyk en 2003 pour son mémoire de fin d'études. Qu'elle soit remerciée pour son autorisation de publier sur le site.

Une nouvelle traduction

Guy Dudley Hulett Manuel de Principes de l’Ostéopathie (Chapitres 1-3) (1903). Contrairement aux textes de la même époque écrits par d'autres auteurs que Still (Barber, Hazzard, McConnell), ce manuel présente l'ostéopathie en l'abordant par sa philosophie dont il démontre l'utilité et l'évidence pratiques. Un bain de jouvence ostéopathique ! Les chapitres 1-3 ici présentés sont particulièrement édifiants à ce propos (traduction en cours).

Un nouvel article
Vous avez dit esprit ou esprit ? ce texte a été écrit à la suite de difficultés de traduction des mots anglais « mind » et « spirit » que l'on traduit en français par esprit alors qu'ils n'ont pas le même sens. En définissant plus précisément ces deux mots et réanalysant les textes de Still et de Sutherland qui les utilisent, on parvient à une compréhension intéressante de ce qu'ils voulaient transmettre. Cela peut grandement nous aider à préciser ce que nous faisons au cours de nos traitements.

Deux traductions
Tom Schooley : Le fulcrum
Elève direct de Sutherland, de la même génération que Rollin Becker. Il nous parle avec profondeur du concept de fulcrum, que l'on peut appliquer à notre travail d'ostéopathe, mais à notre être aussi...
H. E. Litton : Traitement ostéopathique de la pneumonie.
Litton fut ostéopathe en Californie dans les années 1940. Ce texte est le transcript d'une conférence donnée en 1942 et publiée dans le Journale de l'AOA de la même année. Bien qu'ancien, il donne les élements essentiels de la philosophie d'un traitement ostéopathique de la pneumonie et de la pleurésie. Cette philosophie n'a pas changé...


Sutherland et Swedenborg
Sur le site de Jean-Louis Boutin, un dossier intéressant sur les liens existant entre le modèle MRP de Sutherland et les théories émises par le savant théosophe Emmanuel Swedenborg au XVIIème siècle.
Deux articles écrits par des ostéopathes américains établissent ce parallèle et montrent sans équivoque que le modèle MRP n'a pas été inventé par WGS, mais qu'il l'a hérité de Swedenborg et l'a adapté à son expérience clinique.
Passionnant et... décoiffant (normal chez un ostéopathe crânien...)
Le lien :
dossier Swedenborg