Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Vous avez dit esprit ou esprit ? - Résistance

Index de l'article
Vous avez dit esprit ou esprit ?
Deux mots, deux sens
Still, l'esprit de raison
Sutherland, l'esprit de vie
Sutherland vise plus haut
Et le divin ?
Se relier, est-ce suffisant ?
Qui dit séparation dit réunion
Du simple vers le complexe
La cellule, une conscience
Organisme vivant, système organisé
La santé
Conséquences de la rétention
Plus loin avec le refus
Simple exposition au souffle de vie ?
D'abord, la présence
Déblayer
Résistance
Le praticien
Le couple thérapeute/patient
Importance, praticien et patient
Centrage
Bibliographie
Notes
Toutes les pages

Résistance

Lorsqu’une zone résiste, rechigne à se remettre en communication (à lâcher, se détendre, se remettre en mouvement), nous utilisons des aides qui ont pour but d’atteindre plus fortement les consciences en résistance, afin de les remettre en communication. Il peut aussi être nécessaire d’aller rejoindre localement (avec les mains) la région à problème, afin de pouvoir être plus proche d’elle, physiquement parlant.

Les aides

Outre la présence et l’enracinement/lâcher-prise, qui demeurent les points clés de l’être au niveau du praticien, existent quelques moyens bien connus, déjà développés avec notre modèle :

1. Trouver (localiser) dans l’espace corporel ou extra-corporel les entités en refus.

2. Focaliser l’attention dessus (subjectif), les rejoindre dans leur densité/tension/immobilité (objectif).

3. Recourir à l’apnée expiratoire.

4. Entrer en dialogue (verbal, mais mental) en utilisant les outils prévus à cet effet : « Je m’adresse à, », inciter le refus, l’utilisation du « Qui ne veut pas ? », en mode itératif (attendre avant de renvoyer l’information que les tissus se soient à nouveau collés dans leur refus)

5. Pousser plus loin avec l’interrogation tissulaire (qui utilise les sources de rétention).

6. D’autres aides peuvent être nécessaires en fonction du contexte, notamment la technique de régression consciente (Tricot, 2005, 197-210) et la technique sur les flux (Tricot, 2005 211-227), développées et mises en pratique au niveau 2 d’approche tissulaire.

Ces moyens fonctionnent, plutôt bien. Mais je me rends compte qu’ils ne fonctionnent vraiment que lorsque le praticien est à la fois bien enraciné et bien relié à la Source. Ce n’est plus lui, alors, en tant que personne qui fait le travail, il se contente de diriger le flux d’attention/intention, amenant l’esprit de vie dans les zones corporelles du patient où il a reconnu une difficulté. Il n’est qu’un intermédiaire. Le praticien, alors, n’est qu’un « émissaire » de l’Esprit de vie, ce n’est pas lui qui fait le travail.



 

Citation

Il n'est jamais problème qui n'ait un cadeau pour toi entre ses mains.
Tu cherches des problèmes parce que tu as besoin de leurs cadeaux.
(R. Bach, Reluctant Messiah)

Quoi de neuf ?

Encore une nouvelle traduction
Charles Hazzard, Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie (3ème édition révisée - 1905) Si vous êtes intéressé de savoir comment pratiquaient les premiers ostéopathes et comment ils utilisaient les relations nerveuses sensitives et motrices, mais aussi sympathiques et parasympathiques, pour le mieux-être de leurs patients.Traduction réalisée par Cathy Bednarczyk en 2003 pour son mémoire de fin d'études. Qu'elle soit remerciée pour son autorisation de publier sur le site.

Une nouvelle traduction

Guy Dudley Hulett Manuel de Principes de l’Ostéopathie (Chapitres 1-3) (1903). Contrairement aux textes de la même époque écrits par d'autres auteurs que Still (Barber, Hazzard, McConnell), ce manuel présente l'ostéopathie en l'abordant par sa philosophie dont il démontre l'utilité et l'évidence pratiques. Un bain de jouvence ostéopathique ! Les chapitres 1-3 ici présentés sont particulièrement édifiants à ce propos (traduction en cours).

Un nouvel article
Vous avez dit esprit ou esprit ? ce texte a été écrit à la suite de difficultés de traduction des mots anglais « mind » et « spirit » que l'on traduit en français par esprit alors qu'ils n'ont pas le même sens. En définissant plus précisément ces deux mots et réanalysant les textes de Still et de Sutherland qui les utilisent, on parvient à une compréhension intéressante de ce qu'ils voulaient transmettre. Cela peut grandement nous aider à préciser ce que nous faisons au cours de nos traitements.

Deux traductions
Tom Schooley : Le fulcrum
Elève direct de Sutherland, de la même génération que Rollin Becker. Il nous parle avec profondeur du concept de fulcrum, que l'on peut appliquer à notre travail d'ostéopathe, mais à notre être aussi...
H. E. Litton : Traitement ostéopathique de la pneumonie.
Litton fut ostéopathe en Californie dans les années 1940. Ce texte est le transcript d'une conférence donnée en 1942 et publiée dans le Journale de l'AOA de la même année. Bien qu'ancien, il donne les élements essentiels de la philosophie d'un traitement ostéopathique de la pneumonie et de la pleurésie. Cette philosophie n'a pas changé...


Sutherland et Swedenborg
Sur le site de Jean-Louis Boutin, un dossier intéressant sur les liens existant entre le modèle MRP de Sutherland et les théories émises par le savant théosophe Emmanuel Swedenborg au XVIIème siècle.
Deux articles écrits par des ostéopathes américains établissent ce parallèle et montrent sans équivoque que le modèle MRP n'a pas été inventé par WGS, mais qu'il l'a hérité de Swedenborg et l'a adapté à son expérience clinique.
Passionnant et... décoiffant (normal chez un ostéopathe crânien...)
Le lien :
dossier Swedenborg