Le praticien
Plusieurs choses peuvent et doivent être dites à propos du praticien. La première, c’est qu’il n’y a aucune différence essentielle entre un praticien et un patient. Ce sont deux êtres humains :
« Le praticien est un mécanisme respiratoire primaire involontaire au sein d’une physiologie corporelle volontaire vivante. Son patient est doté des mêmes qualités, c’est-à-dire qu’il est un mécanisme respiratoire primaire involontaire au sein d’une physiologie corporelle volontaire vivante. » (Brooks ed., 1997, 138).
Qu’est-ce qui, dans le modèle tissulaire, différencie le praticien du patient ? Autrement dit, qu’est-ce qui installe un des deux termes de ce binôme dans le rôle du praticien ?
« Essentiellement une convention porteuse d’un contrat implicite passé entre ce dernier et une personne venant chercher de l’aide. Cet accord mutuel transforme un système corporel en praticien, en lui conférant le statut de fulcrum. Dans l’échange qui s’établit, il devient un point d’appui à partir duquel (et non pas dans lequel) le patient peut se décharger et retrouver une harmonie, une cohérence. Selon la conscience qu’a le praticien du rôle qu’il joue et la manière dont il envisage son patient, la relation peut se façonner de manière très différente » (Tricot, 2002, 246).


