La cellule, une conscience
Transposons notre modèle à la cellule. L’approche tissulaire envisage la cellule comme une conscience dont l’espace est limité par une membrane et centrée par un fulcrum. Le centre, fulcrum, je, conscience, est immobile par rapport à une périphérie en mouvement. Le mouvement naît du besoin qu’a la conscience de se sentir exister. Cette sensation n’existe que dans le changement. Ce changement se manifeste tantôt par un efflux (expansion), tantôt par un influx (rétraction). L’alternance efflux/influx est imposée par la limite physique (la membrane) qui empêche l’expansion infinie, et par la nécessité de récupérer une partie de l’énergie dissipée. Ainsi naît une tension réciproque au niveau périphérique de la cellule entre les forces expansives et les forces rétractives, en perpétuel recherche d’équilibre. Ainsi naît également l’échange réciproque, la communication entre la conscience et son environnement, qui s’organise de manière rythmique. La cellule est donc un convertisseur : elle convertit l’activité de la conscience qui est communication (échange), en un mouvement (involontaire) alternatif d’expansion et de rétraction. La qualité du mouvement (involontaire) d’une structure vivante nous renseigne alors sur sa qualité de communication, donc sur sa vitalité.


