Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Livre : Ce qui marche, et ne marche pas...

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Livre : Ce qui marche, et ne marche pas...
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Ce qui marche,
ce qui ne marche pas
en ostéopathie


Pierre Tricot

Éditions Josette Lyon
11 bis, rue Georges Saché
75014 Paris
ISBN : 2-84319-062-2

Ça craque ! Le craquement, qui traduit la remise en place de deux vertèbres, reste encore pour beaucoup le signe d'efficacité de l'ostéopathie. Mais cet aspect est réducteur, et d'ailleurs souvent absent.
L'ostéopathie - comme l'acupuncture ou l'homéopathie - a en effet un vaste champ d'action. Elle ne se borne pas à soigner « quelque chose » (un symptôme, une maladie...), elle traite « quelqu'un », donc une personne présentant ce symptôme ou cette maladie, et s'attache aussi aux causes des dysfonctionnements.
L'ostéopathie exerce ainsi une action préventive et curative, et même quand « ça ne marche pas » (lésions graves d'un organe), elle aide à supporter le traitement allopathique. Un ouvrage destiné à orienter les personnes par rapport à leurs difficultés.


Introduction

Lorsque Sophie Gillot des éditions Josette Lyon m’a proposé d’écrire un livre pour présenter l’ostéopathie selon le concept de « ce qui marche et ce qui ne marche pas », je me suis trouvé plongé dans un dilemme : pratiquant et enseignant l’ostéopathie, je sais qu’elle est avant tout une science et un art de la vie et du vivant et à ce titre, ne saurait se réduire à une présentation binaire sans se trouver injustement et gravement restreinte aussi bien au niveau de son concept qu’au niveau de sa pratique. Cette pensée me poussait à rejeter le projet, le considérant comme en inadéquation avec le sujet et source potentielle de grave malentendu pour l’ostéopathie.

Pourtant, l’idée de présenter un sujet avec le point de vue de ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas m’a intéressé parce qu’elle oblige à regarder les choses autrement. Elle impose notamment de rejeter les a priori. Le point de vue devient éminemment pragmatique : cela fonctionne-t-il oui ou non ? Cette idée m’a d’autant plus séduit que connaissant bien Still – le fondateur de l’ostéopathie – et sa démarche, je sais que l’aspect pratique a été l’élément dominant de son cheminement. Face à une médecine prétentieuse, mais inefficace qui donc, ne « marchait » pas (il l’appelait la médecine du viser-rater), il a désiré élaborer et présenter une approche caractérisée par son efficacité, une pratique qui « marche », donc.