[1] Herbert Spencer (1820-1903). Ingénieur, philosophe anglais, fondateur de la philosophie évolutionniste. Il tente d’élargir le concept évolutionniste développé par Darwin au niveau de la biologie, à tous les domaines des activités humaines, notamment la psychologie, la sociologie, l’éthique, etc. Tout en affirmant le caractère inconnaissable de la nature intime de l’univers, il tente de donner une explication globale de l’évolution des êtres à partir des lois ordinaires de la mécanique. Selon Spencer, le monde se transforme et évolue de l’inorganique vers le biologique, le psychologique et le social : à chacun de ces stades se vérifie la loi de complexité croissante, par l’adaptation de plus en plus précise des fonctions aux conditions changeantes du milieu, par l’intégration toujours plus grande des parties au tout et par la diversification des relations sociales.
[2]Edgar Morin (né en 1921). Sociologue et philosophe, au CNRS depuis 1950. Il y est aujourd'hui directeur de recherche. Enseigne aux Etats-Unis et en Amérique latine. Son oeuvre multiple est dirigée par le souci d'une connaissance non mutilée, non cloisonnée, apte à saisir la complexité du réel, respectant cependant le singulier et l'insérant dans l'ensemble. Bibliographie foisonnante. Parmi ses ouvrages essentiels, les 5 tomes de La Méthode, parus entre 1977 et 2001 : 1. La Nature de la Nature (1977), 2. La vie de la vie (1980), 3. La Connaissance de la Connaissance (1986), 4. Les Idées. Leur habitat, leur vie, leurs mœurs, leur organisation (1991), 5. L'identité humaine (2001), également Introduction à la pensée complexe (1990) et en collaboration avec Jean-Louis Le Moigne, L'intelligence de la complexité (1999).
[3]Tiers exclu : Un des deux principes de base de la logique d'Aristote : une chose est vraie ou fausse, mais il n'y a pas de moyen terme – de « tiers » – entre les contradictoires. L'autre principe est celui de contradiction : il est impossible qu'une chose soit et ne soit pas, simultanément.[6]Arthur Koestler (1905-1983) Écrivain politique, puis vulgarisateur scientifique d'origine hongroise, naturalisé britannique. D'abord militant pour la cause sioniste, puis communiste, il effectue comme journaliste plusieurs séjours en Israël, en URSS, puis en Espagne pour y couvrir le soulèvement militaire. En 1937, il est arrêté par les phalangistes, emprisonné, puis condamné à mort et enfin libéré grâce à un échange d'otages. En 1939, il rompt avec le parti communiste. Cette même année, il est arrêté par la police française comme « suspect politique », relâché, puis de nouveau arrêté, il parvient à s'échapper, gagne l'Angleterre et publie en fin d'année, Le zéro et l'infini, un de ses livres les plus connus. Après la guerre, Koestler milite activement pour la cause sioniste et publie de nombreux articles, notamment dans le Times dont il est correspondant en Israël. En 1954, il quitte l'arène politique et se consacre à la vulgarisation scientifique. En 1965, il publie Le cheval dans la locomotive, en 1978, Janus, ouvrages dans lesquels il présente et développe le modèle holarchique.
[7]Alfred Korzybski (1879-1950), Ingénieur d'origine polonaise qui s'est intéressé à la linguistique et à la psychologie. Il publie en 1921 Manhood of Humanity, en 1924-26, Time binding : The General Theory et en 1933, Science of Sanity. An Introduction to Non-Arestotelian Systems and General Semantics, ouvrage considéré comme la somme de ses idées. La sémantique générale est, elle aussi, un système fondé sur une logique non-aristotélicienne.


