Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Le niveau 1

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Découverte de la conscience corporelle
mains

pdf_button Le développement du niveau 1 résulte de ma recherche personnelle pour résoudre mes difficultés quant à la palpation, notamment la palpation crânienne. Ne sentant pas (en tout cas, pas ce qui m’était demandé de sentir), il m’a fallu trouver des solutions pour parvenir à quelque chose.

Le chemin fut difficile, parce qu'il n'était pas balisé. En effet, certains sentaient spontanément, mais sans savoir ni pourquoi ni comment (certaines descriptions de perceptions me laissaient d'ailleurs pantois...). D'autres y étaient parvenus après de longs efforts, mais le plus souvent, sans comprendre vraiment comment ils avaient fait pour y arriver. Ainsi, malgré leur bonne volonté, ils ne pouvaient guère nous aider.

Les paramètres objectifs de la palpation

Le chemin a commencé à s’ouvrir lorsque j’ai accepté d’aller dans la structure, c’est-à-dire de « rentrer », ce qui était réprouvé par mes enseignants et que je m’étais donc interdit. J’ai alors découvert un monde de perceptions étranges, ne correspondant absolument pas à ce que l’on me demandait de sentir (flexion/extension et rotations externe et interne des structures crâniennes), mais qui, lorsque je faisais confiance à ce que je percevais, menaient à des changements perceptibles dans les tissus des patients et bien souvent aussi, dans leur état.

Ainsi sont nés les paramètres objectifs de la palpation : densité, tension et vitesse.
Longtemps, je m’en suis satisfait. Ils menaient à l’efficacité.

Les paramètres subjectifs

Puis, je découvris que les tissus des patients étaient sensibles à la qualité de ma présence, et aussi à la localisation de mon attention et enfin, à l’intention qui m’animait au moment d’entrer en contact. Présence, attention et intention sont devenus les paramètres subjectifs.

Ils m’ont permis d’affiner considérablement la qualité de ma palpation et aussi des résultats thérapeutiques chez les patients.

La conscience corporelle

Trop heureux de progresser dans ma relation aux tissus du patient et dans mon efficacité de praticien, je ne me posais pas trop de questions : j'utilisais ce qui fonctionnait.
Mais j’ai fini par trouver étrange que des structures que je considérais (en fonction de mon éducation et de mon savoir) comme essentiellement matérielles soient sensibles à la présence, à l’attention et à l’intention.

Aidé par Becker et à sa proposition de philosophie cellulaire j’en vins à imaginer que les tissus corporels vivants pouvaient être doués de conscience. Mon idée folle à moi en quelque sorte... Le plus dur fut d’accepter l’idée. Mais comme le dit Coluche, « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites ! » Ainsi s’est progressivement développé le modèle du corps conscient ou fait de consciences.

Il a fallu, bien entendu, définir la conscience. Parce que de toute évidence, les consciences corporelles ne sont pas comparables à la conscience sophistiquée de l’homo sapiens.
Je ne sais toujours pas si cette idée de conscience corporelle est vraie, mais le modèle fonctionne, c’est la raison essentielle pour laquelle je continue de l’utiliser.