Approche tissulaire de l'ostéopathie

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Au jour le jour

Tenségrité

livre_intentionpdf_button Le terme tenségrité a été forgé en 1949, par Richard Buckminster Fuller, [2] un architecte et designer américain. Au départ, il s’agit d’une idée, ou plutôt d’un rêve, que Buckminster Fuller transformera en concept : celui d’une organisation architecturale associant « des îlots de compression dans un océan de tensions. » Contractant les deux mots « tensile » et « integrity », qui rendent compte d’une tension intégrale et intégrée, il appelle ce concept « tensegrity, » francisé en « tenségrité. »

Dans les années 1950, le sculpteur américain Kenneth Snelson concrétisera ce concept en produisant des sculptures arachnéennes dont les tubes comprimés semblent flotter dans l’air au sein d’une chrysalide de câbles, remettant ainsi en cause notre longue culture de la construction.

Les structures établies sur la tenségrité sont réalisées en reliant des barres par des câbles, sans que les barres soient directement reliées entre elles. On réalise ainsi un système rigide et déformable, stabilisé, non par la résistance de chacun de ses constituants, mais par la répartition et l'équilibre des contraintes mécaniques dans la totalité de la structure. Les principaux avantages de ce système sont sa légèreté, sa consommation minimale de matière première et surtout, sa souplesse et sa flexibilité, associées à une grande solidité.

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De l'intention

livre_intentionpdf_button Je suis actuellement plongé dans la lecture d’un ouvrage de Lynne McTaggart La science de l’intention,1 que je trouve passionnant. Cet ouvrage s’intéresse à l’influence que peut avoir l’intention sur la vie et le vivant, sur notre vie et la vie d’autrui. La réalité du pouvoir de l’intention n’est pour moi aujourd’hui sujette à aucun doute. Je l’utilise le plus consciemment possible dans ma vie courante, aussi bien personnelle que professionnelle. Avec la présence et l’attention, je la considère comme un des outils les plus fondamentaux de la conscience. Sa reconnaissance et son utilisation sont des éléments essentiels dans le fonctionnement d’un praticien d’approche tissulaire. Il en est sans doute de même pour tout praticien, qu’il en ait conscience ou non. Pour formuler son importance, j’utilise toujours cette phrase :

À l’intention, la vie répond – ou tente de répondre –, à la force, elle se soumet.

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Vous avez dit esprit ou esprit ?

Je travaille actuellement à la traduction d’un livre passionnant écrit par un ostéopathe américain, R. Paul Lee dont le titre est Interface et le sous-titre Mécanismes de l’esprit en ostéopathie. Cherchant à mieux comprendre l’ostéopathie, l’auteur est retourné aux textes originaux de Still et des pionniers de l’ostéopathie. Il a d’emblée été frappé par le fait que l’un des concepts fondamentaux, certainement essentiel pour Still, s’est très rapidement trouvé exclu des textes, de la philosophie et de la pratique ostéopathiques : l’esprit. Sa démarche consiste donc à remonter à la source, les textes de Still, à retrouver les exemples indiquant clairement l’importance de l’esprit dans la philosophie de l’ostéopathie telle que la concevait Still, à comparer les dires de Still à ceux de quelques contemporains ayant abordé la question, puis aux recherches de pointe actuelles dans ce domaine et dans celui de la physique quantique, qui tendent à valider l’existence d’une force autre que purement physique. Il propose enfin de réincorporer le concept dans notre être et dans notre faire d’ostéopathes. Ambitieux ! Et passionnant !

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Citation

Les autopsies ne peuvent découvrir ces erreurs qui se terminent avec la mort.
(Georg Christoph Lichterberg, Consolations à l'adresse des malheureux nés un 29 février p. 407)

Quoi de neuf ?

Encore une nouvelle traduction
Charles Hazzard, Pratique et Thérapeutique Appliquées de l’Ostéopathie (3ème édition révisée - 1905) Si vous êtes intéressé de savoir comment pratiquaient les premiers ostéopathes et comment ils utilisaient les relations nerveuses sensitives et motrices, mais aussi sympathiques et parasympathiques, pour le mieux-être de leurs patients.Traduction réalisée par Cathy Bednarczyk en 2003 pour son mémoire de fin d'études. Qu'elle soit remerciée pour son autorisation de publier sur le site.

Une nouvelle traduction

Guy Dudley Hulett Manuel de Principes de l’Ostéopathie (Chapitres 1-3) (1903). Contrairement aux textes de la même époque écrits par d'autres auteurs que Still (Barber, Hazzard, McConnell), ce manuel présente l'ostéopathie en l'abordant par sa philosophie dont il démontre l'utilité et l'évidence pratiques. Un bain de jouvence ostéopathique ! Les chapitres 1-3 ici présentés sont particulièrement édifiants à ce propos (traduction en cours).

Un nouvel article
Vous avez dit esprit ou esprit ? ce texte a été écrit à la suite de difficultés de traduction des mots anglais « mind » et « spirit » que l'on traduit en français par esprit alors qu'ils n'ont pas le même sens. En définissant plus précisément ces deux mots et réanalysant les textes de Still et de Sutherland qui les utilisent, on parvient à une compréhension intéressante de ce qu'ils voulaient transmettre. Cela peut grandement nous aider à préciser ce que nous faisons au cours de nos traitements.

Deux traductions
Tom Schooley : Le fulcrum
Elève direct de Sutherland, de la même génération que Rollin Becker. Il nous parle avec profondeur du concept de fulcrum, que l'on peut appliquer à notre travail d'ostéopathe, mais à notre être aussi...
H. E. Litton : Traitement ostéopathique de la pneumonie.
Litton fut ostéopathe en Californie dans les années 1940. Ce texte est le transcript d'une conférence donnée en 1942 et publiée dans le Journale de l'AOA de la même année. Bien qu'ancien, il donne les élements essentiels de la philosophie d'un traitement ostéopathique de la pneumonie et de la pleurésie. Cette philosophie n'a pas changé...


Sutherland et Swedenborg
Sur le site de Jean-Louis Boutin, un dossier intéressant sur les liens existant entre le modèle MRP de Sutherland et les théories émises par le savant théosophe Emmanuel Swedenborg au XVIIème siècle.
Deux articles écrits par des ostéopathes américains établissent ce parallèle et montrent sans équivoque que le modèle MRP n'a pas été inventé par WGS, mais qu'il l'a hérité de Swedenborg et l'a adapté à son expérience clinique.
Passionnant et... décoiffant (normal chez un ostéopathe crânien...)
Le lien :
dossier Swedenborg