Jean-Philippe Gaultron

403 Av. Noël Verlaque Bat B
83500 La Seyne-sur-Mer
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Il y a dans ma famille des « guérisseurs » comme on dit à la campagne et, enfant, j’ai vu mon père pourtant d’un esprit particulièrement cartésien, retrouver quelqu’un dont on avait perdu la trace grâce à un pendule...

pdf_button Dès mon enfance, j’ai remarqué que souvent, quelque chose se passait dans mes mains, sans pouvoir dire quoi... et j’ai finalement acquis la certitude que par mes mains je pouvais aider à la guérison ; mais cela n’était pas exploitable dans les voies médicales et paramédicales classiques. Aussi, lorsque j’ai entendu parler de l’ostéopathie et que je me suis renseigné sur ce qu’elle était et permettait, j’ai immédiatement compris que ce pouvait être « ma voie. » J’ai donc suivi une formation en ostéopathie au COS Paris, dont je suis diplômé depuis 2005.

Au cours d’un stage post-gradué de 6ème année, j’ai découvert l’approche tissulaire de l’ostéopathie présentée au collège par Pierre Tricot. J’ai été fort intrigué par cette présentation, par bien des points différente de ce que l’on m’avait enseigné au collège. Mais si je fus étonné, je fus également séduit par la cohérence du concept. À cette époque, je me sentais limité par les techniques que je possédais (essentiellement structurelles) je les considérais souvent comme agressives pour le patient et ne me permettant pas de vivre le concept de globalité que je considère comme essentiel dans la philosophie ostéopathique. On m’avait bien enseigné le traitement global articulaire osseux, mais la représentation que je me faisais de l’articulation allait bien au-delà du simple contact entre deux os par l’intermédiaire d’un cartilage de glissement.

Puis, toujours à l’occasion d’un stage post-gradué, j’ai expérimenté l’ostéopathie aquatique en tant que patient. L’expérience a été pour moi extraordinaire et particulièrement déroutante. J’avais l’impression de me trouver dans un état hypnotique et j’en suis arrivé à revivre un accident de moto vieux de neuf ans. Expérience difficile, mais intense qui m’a permis de faire enfin le deuil nécessaire et d’accepter le handicap ayant résulté de cet accident. Nous étions loin de l’ostéopathie mécaniste...

En 2005, toujours séduit par le concept de l’approche tissulaire découvert en post-gradué et, il faut l’avouer, poussé avec insistance par un ami, j’ai suivi le niveau 1 d’approche tissulaire à Granville. Cette expérience m’a conforté dans le bon choix de ce type de travail et donné envie d’aller plus loin. J’ai donc suivi d’autres stages de niveau 1 et 2, à la suite de quoi m’est venue l’envie et de passer du côté des co-animateurs pour transmettre les valeurs proposées par le concept et qui me semblent essentielles à tout praticien ostéopathe.